• Accueil
  • Éditos
  • EDITO - Premiers travaux : de « l’art de la critique » considéré comme un des beaux-arts
patricia_boyer_de_latour_2019.png

EDITO - Premiers travaux : de « l’art de la critique » considéré comme un des beaux-arts

Qui a-t-il de commun entre une pièce de boulevard un peu tarte, une exposition d’art contemporain plutôt trash, un film qui cartonne avec un acteur oscarisé depuis peu et… Sigmund Freud ? Rien, sinon qu’ils ont retenu l’attention des étudiants en formation de Presse culturelle à l’Ecole supérieure de journalisme de Paris. C’est l’époque des premiers travaux aboutis. L’idée ? Ecrire une critique libre sur ce qu’on a vu et aimé, une pièce de théâtre, un film, un livre, une exposition, etc. Le format ? 1.500 signes environ. Et en avant. Un seul mot d’ordre : rendre sa copie à l’heure.

La classe est une salle de rédaction. Nous sommes journalistes. Donc, tout  papier rendu trop tard ne sera pas publié… et tout papier non publié n’existe pas. Une méthode ? Oui, en trois points : 1- le « pitch », 2- une analyse, 3- votre point de vue. L’art viendra ensuite… Grosso modo, pas de blabla, et pas de « je » ni de « nous » ni de « vous ». Et pas trop de « on » non plus. Pourtant, « on » sent le « je » partout, c’est « vous » qui écrivez pour « nous » lecteurs. C’est une question de style et de vision. J’ai envie de vous lire, ou pas. Je sens s’il y a quelqu’un derrière ce que je lis, ou pas. Débrouillez-vous avec ça ! Bon, « la critique est aisée, mais l’art est difficile », on le sait, on le rabâche même. Quant à l’art de la critique, n’en parlons pas ! Ou plutôt si, parlons-en. Françoise Giroud, totem implacable de la presse qui ensorcela plusieurs générations de journalistes, avait, dit-on, deux formules sans appel devant le débutant qui, en tremblant, lui rendait un article à l’Express. « N’essayez pas d’être talentueux à la 5ème ligne… vos lecteurs ont déjà disparu » et aussi « Vous me laissez faire ? » Sourire séducteur, mais œil de lynx, elle refaisait l’ensemble. C’était mieux ! Depuis janvier 2019, les élèves de notre formation en Presse culturelle ont réalisé, pour beaucoup d’entre eux, de réels progrès. Ils ont été guidés, mais leur point de vue a toujours été respecté. Certaines de leurs critiques sont plus que lisibles, elles sont précises, claires et percutantes. D’autres suivront. Avant que de nouveaux reportages ne nous embarquent ailleurs… Par exemple, vers la Jeune peinture contemporaine au sein de la galerie Philippe Jousse dans le Marais, ou à Aubervilliers dans les coulisses de la scène alternative du Théâtre de la Commune et très bientôt, au Domaine de Chaumont sur Loire, dans un des très beaux fiefs du Land Art international. Autant d’expériences vécues in situ dans le vif de la création contemporaine tous terrains. A suivre… 

Patricia Boyer de Latour
Directrice de la formation Presse culturelle de l’ESJ Paris

Les papiers de nos étudiants

Un week-end tranquille... Pas si sûr - Héloïse Batlle
"Carbone" : le casse du siècle par Olivier Marchal - Kevin Sonsa-Kini
C’est une première ! Freud s’expose au Musée d’art et d’histoire du judaïsme - Agathe Hakoun
Freddie Mercury, la Queen du rock - Emilie Jamgotchian
Rompre, recueil de maux signé Moix - Tiana Soares

Pin It

Dernières vidéos