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Fashion Week à Casablanca

L’or à l’honneur

Aliénor Millan

Le premier jour des défilés de la Fashion Week marocaine, à Casablanca, voit défiler les créations de la célèbre créatrice Fadila El Gadi.

L’Eglise du sacré cœur à revêtu hier soir sont plus beau costume. C’est le lancement de la Fashion Week. Robes de soirée, talons hauts, et autres looks plus romantico-rock s’y retrouvent. Ils sont unanimes : ce qui les intéresse ce soir, c’est le défilé de Fadila El Gadi. Cette ancienne désigner pour Yves Saint Laurent Maroc n’a plus à faire ses preuves. Elle n’en n’est pas à son coup d’essai et chacun attend sa nouvelle collection de pied ferme.

Le défilé commence. On voit apparaitre dans un premier temps des pantalons de velours rouge et kaki aux reflets brillants en mouvement sur le corps. Les vestes sont longues aux motifs baroques, brodées d’argent, la passementerie n’a pas son pareil ce soir en témoigne cette veste toute en sequin d’or. Chacun a revêtu son habit de lumière, les matières sont fluides et les reflets or et argent. Le rouge et or est un hommage aux couleurs marocaines. L’inspiration de ces tenues a des accents très orientaux. Les bijoux et les chaussures bien que peu nombreux brillent de mille feux, tout n’est que pierres précieuses.

Les ensembles tailleurs pantalons en tissu traditionnel jaune, rouge et kaki brillent sur ce podium, une certaine élégance nonchalante se détache de ces ensembles, laissant apparaitre sous les vestes des chemises légères et transparentes. Sous les robes de soirée fendues, ont aperçoit des pantalons rebrodés de sequin aux couleurs or. Les velours noir et bordeaux n’ont pas leurs pareils pour faire ressortir les brocarts dorés cousus main. Les robes longues, les vestes coloniales et les pantalons bouffants s’égrainent avec pour seul motif des brocarts dorés. Ils soulignent la ligne des épaules ou la coupe des vêtements. D’autres encore recouvrent entièrement l’habit, comme ces vestes maoïstes. Un tissu blanc aux motifs couleur or vient compléter la collection. Le défilé se termine en apothéose par deux modèles de djellabas noires décolletées depuis lequel les pierres tracent une ligne jusqu’aux pieds.

Les applaudissements ne se font pas attendre. Les premiers témoignages recueillis sont unanimes : « C’est magnifique ! ». Le public semble conquis par ces créations. Son compagnon nous confiera quelques mots : « Les femmes qui portent du Fadila El Gadi se sentent raffinées sans pour autant en être prétentieuses ».

 Fidèle à son identité Fadila a assuré un travail mêlant passementerie, pierreries, brocart, taffetas, broderie et fil d’or. Elle nous confie avoir trouvé son inspiration au cour de ses voyages : « J’interprète à ma façon ce que je vois dans chaque pays ». Pour ce défilé ses inspirations sont algériennes, indiennes et asiatiques. Mais elle précise « tout le travail a été effectué au Maroc ». Elle nous explique le choix de ses matières : « J’aime beaucoup travailler le velours pour sa façon de tomber sur le corps, mais aussi la mousseline pour sa transparence ainsi que le cachemire et le satin de soie ». Légèreté et fluidité semblent être ses maitres mots. Cette collection reste, dans ces motifs et couleurs, une ode à la femme marocaine.

 

Nouveau succès pour Fadila El Gadi

Sara Ottavia CAROLEI

La première journée de la septième édition de FestiMode Casablanca (Maroc Fashion Week) s’est terminée sur le défilé d’une collection créée spécialement pour l'événement, celle de Fadila El Gadi, icône de la mode marocaine.

 

Le défilé de mode de Fadila El Gadi a mis en scène une symphonie d'élégance, féminité et délicatesse rare. Cascades de tissu orné de détails brillants, pierres précieuses et inserts qui transforment les vêtements des véritables œuvres d'art.

 

En découvrant les créations de créatrice marocaine, on a l'impression de voyager, de parcourir des routes inexplorées et de toucher les cœurs des pays magiques et fascinant comme l'Inde, la Chine, l'Algérie et, bien sûr, le Maroc.

 

« Je me laisse inspirer par mes voyages. Dans chacun des pays que j'ai visités, j’ai pris quelque chose que j'ai utilisé pour créer ma collection. Photos, tissus, phrases, visages, expressions, couleurs et lumières. Tout peut servir d'inspiration », explique Fadila El Gadi dans le backstage après le défilé.

 

Elle sait d’avoir mis en scène une œuvre fascinante de créativité et d’artisanat. «Toutes mes créations sont produites au Maroc, pour soutenir les activités artisanales traditionnelles. Pour moi, c’est important que mes collections puissent représenter et aider mon pays à se développer », confie la créatrice.

 

La collection de Fadila El Gadi est conçue pour une femme élégante et sophistiquée, mais aussi contemporaine. Parmi les influences orientales, la réinterprétation contemporaine de costumes traditionnels tels que le caftan et le cheongsam et l’union de ces styles conceptuellement et esthétiquement éloignés les uns des autres, Fadila El Gadi a réussi à créer une collection intense et évocatrice qui parvient toujours à rester un véritable prêt-à-porter.

Les tissus tels que la soie, la mousseline, le velours et le satin montrent comment la préciosité des matières et la précision de la coupe.

 

La palette des couleurs varie de l'ivoire au pétrole vert, du purée au bleu nuit, du pistache au mousse, du noir au rouge vif. Des nuances combinées avec une rare intelligence visuelle. Mission accomplie pour la styliste marocaine qui nous a transmis à la fois son respect de la tradition artisanale marocaine et son attrait pour les influences étrangères.

 

 

 

 

Фадила Эль Гади – воплощение современной марокканки

Евгения Сальникова (YevgeniyaSalnikova)

С 8 по 10 ноября 2012 года в Касабланке проходит седьмая неделя моды FestiMode, где были представлены коллекции двенадцати современных марокканских дизайнеров. На неделю Собор Святого Сердца Касабланки преобразился – именно здесь на протяжении трех дней можно будет отследить последние тенденции марокканской моды. Одна из законодательниц этих тенденций – Фадила Эль Гади, современный марокканский дизайнер.

Марокко -- страна с богатейшей историей, где люди тысячелетиями соблюдают традиции. Коллекция Фадилы Эль Гади для FestiMode2012 – это баланс между традицией и современностью. Для нее это не первая неделя моды. Она уже представляла свою коллекцию в 2007 и 2009 годах. Харизматичная марокканка с ослепительной улыбкой создает одежду ддя таких женщин как она сама : свободных, легких и вдохновляющих.

В этом году в коллекции присутствует немало восточных мотивов и это неудивительно, ведь Фадила находит вдохновение для своих творений в путешествиях. На FestiMode2012 она хочет в первую очередь показать изобилие ее страны, а также традиции и местное производство, ведь каждый элемент в ее коллекции создан вручную в Марокко.

Первая часть коллекции изобилует цветами и гобеленовыми орнаментами. В образах девушек видно влияние Индии : гладкие прически с прямым пробором, бинди, яркие глаза, обильные украшения. Из материалов присутствуют шелк, бархат, парча -- одни из любимых материалов Фадилы.

Вторая половина показа отличается от первой. Образы девушек более выдержаны в цветовом плане -- редко в одном наряде можно увидеть более двух цветов. Фадила отдала предпочтение классическим восточным сочетаниям : белый с золотым, черный с золотым, черный с серебром. Струящиеся черные платья из шелка, необыкновенная вышивка, коллекция Фадилы – это торжество женственности и лоска. С помощью своей коллекции дизайнер показала, что украшения могут быть яркими и выдержанными одновременно, а женщина -- элегантной и свободной.

Людям, знакомым с творчеством Фадилы, несложно увидеть характер дизайнера в созданных ею образах. Это современная, уверенная в себе жещнина, в первую очередь -- независимая.

На показ пришел и давний друг Фадилы, Бернар Санц, директор представительства дома моды SaintLaurentParisв Марокко. Импозантный мужчина в белом всегда поддерживает подругу, сидя в первом ряду. Бернар остался в восторге от коллекции и его мнению можно доверять -- он был дизайнером мужской линии YvesSaintLaurentRiveGauche. « Это великолепно», сказал журналистам Бернар и поспешил за кулисы поздравить подругу с успехом.

За кулисами предпоказная паника в прошлом -- манекены неспешно раздеваются, визажисты собирают кейсы, а улыбающаяся Фадила с удовольствием дает интервью журналистам. «Женщина, которая носит мою одежду, в первую очередь свободна», говорит дизайнер и с этим сложно не согласиться, ведь буквально полчаса назад мы имели возможность наблюдать на подиуме торжество современной марокканской женщины.

 

La bourgeoisie à la mode marocaine

Olivia Guignery

Casablanca, la sophistiquée, est la plus grande métropole arabe après Le Caire et compte parmi ses habitants une bourgeoisie considérable. Rencontre avec une jeunesse dorée apparemment ultramoderne.

 

‘Night life’, tenues sexy, grosses voitures, belles montres, quartiers luxueux, villas digne de Beverly Hills et allures de stars hollywoodiennes… La haute société casablancaise fait autant rêver qu’elle déroute : entre modernité, mondanité, tradition et religion, le cœur des Marocains balance.

 

Ils ne prennent pas les transports en commun : « Trop de monde, ça sent mauvais et, de toute façon, j’ai un chauffeur », affirme fièrement une collégienne à la sortie du lycée Lyautey, le plus grand établissement français du Maroc, pas très représentatif de la capitale économique du royaume, mais plutôt symptomatique de la ‘high’, ce Maroc des happy few au parfum anachronique de Riviera.

 

Les riches de Casablanca se répartissent en deux castes : les nouveaux riches et les anciens. Ces derniers tenant à leur statut de ‘bonnes familles’, ne veulent surtout pas être confondus avec les « show off qui aiment se montrer » se plaint Mehdi, un lycéen. Cependant, la plupart d’entre eux se connaissent et se retrouvent dans des lieux de repère ultra branchés où ils mélangent français, arabe et anglais.

Dans les boîtes de nuit en vogue, les jeunes femmes portant des tenues affriolantes dansent avec d’heureux jeunes hommes détenteurs de bouteilles de champagne. L’alcool coule à flot.

 

Pourtant, sous cette apparente occidentalisation, beaucoup de ces jeunes bachelors et bachelorettes restent très attachés à leurs traditions. Si l’Occident inspire leur comportement au quotidien, c’est parfois au prix d’une immense culpabilité ou d’un déchirement intérieur pas toujours assumé…

 

 

Dans les coulisses de Festimode

Sara Ottavia Carolei

 

Le backstage d’un défilé est un lieu presque inaccessible et presque sacré, dans lequel des centaines des personnes vivent et travaillent comme abeilles dans la ruche. Stylistes, couturières, mannequins, maquilleurs, coiffeurs, techniciens. Ils sont tous affairés pour obtenir un résultat parfait. La septième édition de la Fashion Week de Casablanca (FestiMode) va commencer.

Les 8, 9 et 10 novembre, l’ancienne église du Sacré-Coeur, construite en 1930 par l'architecte français Paul Tournon et devenue un centre culturel après la cessation de ses fonctions d'église en 1956, sera le théâtre des défilés. Dans les coulisses les préparatifs pour les shows battent leur plein.

«Au Maroc, cependant, tout est différent », affirme d’emblée Fadila El Gadi, fashion designer marocaine affirmée qui a travaillé aussi avec Yves Saint Laurent dans les années 1990. « Ici, on ne prévoit pas l’ordre des sorties du mannequins, la bande sonore, le maquillage les mois d’avant comme ça se passe à Paris, Milan, Londres et New York. On fait tout à la dernière minute ! »

L’ambiance est pleine d’entrain et d’attentes. Les maquilleurs essayent le maquillage, les coiffeurs choisissent les coiffures, les mannequins attendent les instructions. « J’aime bien ce genres d’initiatives, parce que les designers sont frais, jeunes et souvent pleins de talent », dit Kenza, un mannequin de vingt-deux ans qui vient de Rabat. « Les mannequins sont touts étudiants et défilent seulement pour plaisir », explique elle. Seule l’une d’entre elles a déjà participé à d’autres éditions de Festimode.

Au Maroc, les stylistes présentent une seule collection chaque année couvrant les deux saisons traditionnelles de la haute couture. Découvrir les secrets d’une collection semble impossible, la seule chose permise est de lorgner un peu les vêtements qui attendent d'être présentés au public pendant la Fashion Week.

Les immenses parois blanches de la cathédrale reflètent les lumières du catwalk que les techniciens finissent de préparer, pendant qu’un photographe prend des photos en backstage. Les journalistes commencent à arriver, les videurs contrôlent l’entrée.

FestiMode va commencer dans quelques heures et la tension commence à se faire sentir.

Journalistes, acheteurs, et autres stylistes seront là pour juger les collections présentées.

A l’extérieur, Casablanca continue de vivre comme à son habitude. Le trafic, les bruits, les jeunes qui jouent dans la rue, les anciens qui vendent du pain chaud au coin des rues, les lycéennes qui sortent de l’école et leurs parents qui travaillent dans les bureaux. Rien ne change dans le tumulte habituel de la ville, pendant que la cathédrale se prépare à accueillir espérances, désirs et envie de se faire remarquer.

 

Fadila El Gadi

Sara Ottavia Carolei

La designer marocchina ha chiuso la prima giornata della settima edizione del FestiMode di Casablanca (la Fashion Week marocchina), presentando una collezione creata appositamente per l’evento.

 

Il défilé di Fadila El Gadi ha messo in scena una sinfonia di eleganza, femminilità e delicatezza inusitata. Cascate di stoffa impreziosite da dettagli luminosi, pietre e inserti brillanti che rendono gli abiti delle vere opere d’arte.

Vedendo sfilare le creazioni della designer marocchina, si ha l’impressione di fare un viaggio percorrendo rotte inesplorate e toccando il cuore di paesi affascinanti e magici come l’India, la Cina, l’Algeria e chiaramente anche il Marocco.

« Mi sono lasciata inspirare dai miei viaggi. In ciascuno dei paesi che ho visitato ho raccolto qualcosa che ho utilizzato per creare la mia collezione. Immagini, tessuti, frasi, volti, espressioni, colori, luci. Tutto può servire da inspirazione » racconta Fadila El Gadi nel backstage dopo la sfilata.

Dai suoi occhi si nota l’emozione e la felicità di sapere di aver messo in scena un’affascinante opera di creatività e sapienza artigianale. « Tutte le mie creazioni sono prodotte in Marocco, per sostenere l’artigianato tradizionale. Acquisto le stoffe durante i miei viaggi e poi le faccio lavorare qui. Per me è fondamentale che le mie collezioni possano davvero rappresentare e aiutare il mio paese a crescere » dice la stilista.

La collezione di Fadila El Gadi è pensata per una donna sofisticata e raffinata che non vuole rinunciare alla freschezza della contemporaneità. La precisione sartoriale dei tagli degli abiti si nota al primo sguardo ed è ciò che permette una sperimentazione interessante di tessuti, fantasie e colori. Tra suggestioni orientali, rivisitazione in chiave contemporanea di abiti tipici come il kaftano e il cheongsam e unione trasversale di stili concettualmente ed esteticamente lontani l’uno dall’altro, Fadila El Gadi è riuscita ad architettare una collezione intensa e suggestiva che riesce comunque a restare vero prêt-à-porter.

I tessuti come la seta, la mussola, il velluto e il raso brillano di luce propria e mostrano come la preziosità di un tessuto unita alla precisione del taglio, possano essere un’ottima base per permettersi di sperimentare senza cadere nella volgarità o nell’esibizionismo stilistico.

La palette va dall’avorio al verde petrolio, dal vinaccia al blu mezzanotte, dal muschio al pistacchio, dal nero al rosso scarlatto. Una tavolozza di colori ben mescolati e accoppiati con intelligenza visiva. L’uso del damascato e del broccato poi, donano un’aria di sofisticatezza senza tempo agli abiti più classici e quasi bon-ton. La seduzione che i capi di Fadila El Gadi emanano è allo stesso tempo intensa e delicata, profonda e leggera.

La stilista marocchina è riuscita a raccontare attraverso i suoi abiti delle storie e delle inspirazioni e, soprattutto, a trasmettere il suo amore per l’arte della moda.

 

 

Fadila El Gadi, the rising star of Moroccan fashion

Olivia Guignery 

This fashion designer created her new collection for the Moroccan fashion week: Festimode 2012 (Nov. 8th). Festimode began in 2006 to allow Morocco's native designers to be recognized in their country and all over the world.

Fadila El Gadi grew up in Salé, a Moroccan city known for its embroidery. It is from there that her passion originates. Sitting at her grandmother's side) she learned how to embroider when she was 9-years-old. Now it’s evident for this clothes designer to use what she learned during her childhood.

 

Her inspiration from here and there

As a great traveler, she draws her inspiration from her multiple trips and tries successfully to reinterpret the most refined references that she could find.  

The mix of chiffon and velvet is something she likes to use. The velvet and chiffon transparency are great to mix” said Fadila El Gadi at the end of her fashion show.

She combines oriental and North African touches brilliantly for a contemporary style. Tunics and dresses are inspired from Indian culture. Coats and buttoned jackets resemble the style in several central and south Asian countries, for example, Azerbaïdjan and Vietnam. However, the essence of her new collection is clearly her native Morocco and its eastern neighbor, Algeria.

 

The collection of the 40-year-old is a declaration of love for her country. Fadila El Gadi's most important aim is is to show the work, the wealth, the heritage and the Moroccan crafts in a modern way - bringing up to date all the beauty of her country’s traditions. Each embroidery is handmade in Morocco. In El Gadi's opinion, it’s the duty of each Moroccan designer to enhance the exceptional ancestral “savoir-faire” of the country.

 

Beautiful, free and comfortable 

This is the motto of Fadila El Gadi who believes that a woman's elegance goes with freedom of movement. Women have to be comfortable in their clothes. "Free and feminine," said El Gadi. Feminine and feminist, Fadila El Gadi revived the infinite modernity of Moroccan tradition. The “slaoui child” effortlessly seduced everyone.

 

 

Dans les coulisses de la Fashion Week marocaine

Olivia Guignery

Etabli à Casablanca depuis 2006, FestiMode est le principal évènement de mode marocain. Un jour avant l’ouverture au public , nous avons pu assister aux deniers préparatifs du festival.

Si à New York, Paris ou Milan, la fashion week est un événement fondamental sous haute tension, à Casablanca le stress des préparatifs semble indécelable. L’ambiance mêle convivialité et excitation.

Les festivités se dérouleront dans l’église du Sacré-Cœur de Casablanca, un sanctuaire catholique aujourd’hui désacralisé qui accueille les évènements culturels les plus en vogue de la ville. Avant de pénétrer dans cette Mecque de la mode, il est intéressant de constater que deux mondes se confrontent gentiment, enfants et jeunes hommes jouent au foot devant ce monument qui enferme les secrets d’une semaine prometteuse. Deux Mini Cooper se trouvent de part et d’autre de la porte d’entrée barrée par un  vigile costumé qui protège sa forteresse avec beaucoup de sérieux.

État du lieu

L’entrée dans cette église néogothique d’un blanc immaculé coupe littéralement le souffle. Cet endroit qui mélange modernité et tradition semble parfait pour la présentation des collections des créateurs marocains, qui pour la plupart ont le désir de conserver une réelle authenticité, qui caractérise le pays, et d’y ajouter leur créativité. À l’intérieur, les travaux continuent tranquillement, rien n’est vraiment prêt mais personne ne semble inquiet. Une force tranquille et une certaine confiance se dégagent de l’atmosphère, comme si chacun avait l’intime conviction que tout allait bien se dérouler.

Les uns et les autres

Plusieurs petits groupes sont faciles à identifier, de chaque côté se trouvent les ‘loges’ des créateurs, Fadila El Gadi et Mehdi Khessouane qui présentent leur collection le lendemain. Au centre se trouve le coiffeur et le maquilleur qui font des essais. La plupart des mannequins sont dans l’expectative. « Il nous ont demandé d’arriver à 7h, il est 15h et nous n’avons toujours rien essayé », se plaint une jolie marocaine avec le sourire. Elle nous raconte qu’au Maroc, les mannequins n’ont pas d’agence et que tout fonctionne par le bouche à oreille. La plupart d’entre elles sont étudiantes, de 22 à 24 ans.

Il est frappant de constater que les mannequins étrangers, qui ont l’air plus jeunes et déjà plus professionnels, ne se mélangent pas aux mannequins locaux. Elles restent en groupe et sont bien moins accessibles. Cette organisation est certainement déroutante pour celles qui n’en ont pas l’habitude. Mais il était important de mélanger tous les types et toutes les origines pour montrer que ces vêtements sont conçus pour toutes les femmes.

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